Mercredi 4 février 2009
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06:58
Français, Françaises,
Gaulois, Gauloises,
Indiens, Indiennes,
Rajpoutes, Rajpoutes, (nom tribal qui plait beaucoup à moman).
Comme Alex nous l’a si peu demandé et beaucoup rappelé, y compris sur un ton racoleur vous appelant ici même au harcellement à notre égard, de jour comme de nuit, nous allons vous narrer quelques
détails et notre sentiment sur cette familiale retrouvaille oh combien mémorable.
Tout d’abord et pour calmer les inquiétudes de tous ceux qui craignent que notre bichon élevé durant 25 années au lait entier, au jambon qualité traiteur et au poulet fermier se soit laissé aller
au riz basmati et à l’eau minérale locale « l’aquafina », nous tenons à leur disposition un cliché authentique qui les rassurera totalement et qui pourra leur être adressé sur simple demande à
armelledesne@wanadoo.fr (âmes sensibles s’abstenir, ça peut faire mal…).
Partis le vendredi 16 de PARIS après un très « copieux » apéritif et un repas bien arrosé dans un restaurant de l’aéroport (nous avions 4 heures d’attente, et Alex nous avait effrayé quant à
l’absence absolue d’alcool dans le Gujarat ; dans ces cas là, il faut bien calmer ses angoisses…), nous avons vainement tenté de nous rappeler dans quel état nous allions le retrouver : Rajasthan
? Gujarat ? Pradesh ? Après une active séance de brain storming, nous avons finalement conclu que ça serait probablement dans un état d’ébriété !...
Arrivée le samedi 17 à DELHI, capitale comme chacun sait de l’INDE avec ses 13 millions d’habitants, nous avons pu, à seulement quelques mètres de la porte de l’Indira Gandhi International
Aéroport, apprécier les qualités incommensurables de l’indien moderne qui, aux antipodes de la constipation, alors qu’il est contraint de se soulager, sait discrètement se glisser sous un camion
stationné là. Quelle magnifique faculté d’adaptation dans un tel cas de force majeure… Nous confirmons à cette occasion, qu’en Inde, il n’y a pas de PQ.
Nous avons retrouvé notre bichon « Alexis le Grand » le dimanche 18 à la gare d’AGRA après sa nuit dans le train et avec seulement 1 heure de retard dû au brouillard (le train avait peur de
perdre sa voie!!!). Retard tout à fait satisfaisant pour le réseau ferroviaire local. D’emblée, nous avons pu apprécier la qualité des transports en commun indiens (trains dignes de ceux qu’ont
dû connaitre nos grands-parents avant guerre, bondés, archi bondés), et su qu’Alexis n’avait rien perdu de ses réflexes occidentaux lorsqu’ils nous demanda de prendre une douche chaude de toute
urgence à l’hôtel. L’eau chaude…. Vague souvenir pour lui après ses 4 mois passés en Inde. Dans le meilleur des cas, une simple réserve d’eau placée sur le toit de l’habitation ou de la guest
house (froide l’hiver, chaude l’été…normal). Alors pour nous qui craignions que notre Indiana Jones de Baroda se soit mis à laisser de côté ses principes d’hygiène essentiels que nous lui avions
transmis, que nenie…
C’est toujours un bon petit gars à la nuance près, cependant, qu’il a pris l’habitude outre d’user et d’abuser de l’eau chaude dans les hôtels où nous sommes passés, de rafler tous les
échantillons de shampoing, gel douche, savonnettes.. (Alex, là nous disons, « c’est trop, si ça continue, il faudra que ça cesse »).
Après 3 jours à AGRA, où, entre la visite du TAJ MAHAL et du Fort Rouge, Alexis a du faire montre de son autorité insoupçonnée en disant à notre taxi driver que depuis son arrivée, le boss
c’était lui, nous sommes partis pour JAIPUR.
Le soir même nous fêtions les 25 ans d’Alexis dans un restaurant Indien avec des musiciens, chanteurs et danseuses scandant le nom d’Alexis telle une exceptionnelle comédie Boliwoodienne
(souvenir inoubliable… Alexis Happy birthday to you…)
Nouvelle moins réjouissante pour vous, fidèles lecteurs, JAIPUR faillit être le sanctuaire d’Armelle, honteusement agressée par une vache sacrée qui, si elle n’avait pas été sacrée aurait
fini sur le champ en bavette à l’échalotte, voire en faux filet : le coup de corne rageur du bovidé porté dans la partie charnue de moman aurait, tout de go, mérité ici même la publication d’un
cliché qui aurait été du meilleur effet pour vous tous, fidèles lecteurs avides d’articles à sensations. Malheureusement, le poids de la tradition indienne nous a privé de toute possibilité de
prises photographiques ou alors, par-dessus le pantalon !...
A JAIPUR, également lors de nos nombreuses virées en rickshaw de jour comme de nuit parmi les autos, les camions décorés comme des sapins de noël, les motos, les vélos, les tracteurs, les
dromadaires, les éléphants, les charrettes à bras (dans le bon sens comme à contresens), nous avons pu constater qu’Alex le bienheureux, n’avait rien perdu de ses qualités d’économe et
qu’également il avait su développer au cours de ces 4 mois, des qualités insoupçonnées de négociateur du prix de courses de rickshaw, des babouches, des pourboires pour les guides, etc, etc, etc…
« 10 roupies, c’est 10 roupies, faut pas exagérer » (pour tous ceux qui n’ont pas accès au marché monétaire international, qui n’ont pas la TV, le journal, la radio, internet ou qui s’en foutent,
10 roupies égalent 18 centimes d’euros…)
Autre souvenir mémorable, la virée en rickshaw de nuit, pour un bon prix forcément négocié par Alexis, dans un quartier isolé, mal famé pour aller voir des éléphants alors que le conducteur de
rickshaw nous laisse poursuivre seuls à pieds et reste en discussion à l’écart avec des acolytes… Au lieu d’un coupe gorge, nous eûmes à faire à des cornacs affairés à soigner des éléphants
magnifiquement décorés pour partir le lendemain à Fort Ambert. Un petit coup d’adrénaline, ça fait du bien après tout, surtout si l’issue est magnifique…
Départ ensuite pour UDAIPUR, avec là bas, un car driver adorable : SOLANN, toujours prompt à nous faire plaisir et à nous faire découvrir sa ville dans sa magnifique voiture digne de nos 403 où
arondes des années 50 avec une inoubliable odeur d’essence à l’intérieur. Superbes visites de temples, d’échoppes, de palaces, balades en bateau, farniente face aux lacs, rencontre avec un
vendéen installé là bas depuis 10 ans, un peu ramolli, mais qui s’était quand même marié avec une indienne dès son arrivée après seulement 23 jours…. Enfin, phobies spontanées pour popa,
subitement touché par une crainte de tourista foudroyante... Dans ce cas là, rien ne peut l’arrêter dans sa quête de toilettes occidentalement décentes...
Et enfin un au revoir à Alexis qui part rejoindre ses amis stagiaires le samedi 24 janvier au soir, au milieu de la foule, face au temple de Jagdish à l’heure des salamalèques.
Pour nous, poursuite de notre périple, pour 3 jours vers DELHI.
En conclusion, l’essentiel est dit, tout du moins ce qui peut décemment l’être…
Alors, à toutes et à tous, patientez encore un peu, Alexis va revenir.
Notre Abbé PIERRE du Gujarat, notre sœur Thérésa du SAMU à la mode indienne va bien bientôt laisser là sa vocation.
Patientez encore un peu car pour l’instant, il est en excellente santé, mais il a encore du mal à supporter les gros mots tels : boudin, andouillette-frites, saucisson, rillettes, escalope à la
crème, entrecôte béarnaise, steack au poivre, pâté de campagne, poulet rôti, côte de bœuf avec os à moelle…
Salut à tous et merci pour lui
Signé : Popa et moman